Vendredi 18 mai 2012
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Si vous partagez quotidiennement votre vie avec celle de votre cheval, vous avez pu remarquer comment votre cheval semble parfois anticiper ce
que vous allez faire ou ce que vous allez lui demander.
Par exemple, à l’heure de la distribution des aliments, il suffit que votre cheval entende la porte de l’écurie ou le couvercle du coffre à gain
s’ouvrir ou encore le bruit des seaux pour qu’il associe ces signes à la distribution d’aliments.
Quand je prépare mon cheval, après le brossage, dès que je m’approche de son épaule ou de sa cuisse et que je me penche, il lève le pied pour que
je lui cure ; à la longe, il apprend parfaitement et rapidement la signification des mots « marche », « trotter », « galop », « doucement »,
« aller » et « stop » ; ces mêmes mots, vous pouvez les remplacer par la position de la chambrière : le cheval s’arrête lorsque la chambrière est verticale, avance
lorsqu’elle est horizontale et derrière lui, ralentit quand elle est horizontale et au niveau de son épaule ; ou encore par des gestes avec vos bras ou vos mains. Si votre cheval a appris
les mots des allures, il obéira de la même façon monté. Il apprend même parfois sans que vous ayez pris la peine de lui apprendre : il suffit que je déchausse mes étriers pour que mon cheval
s’arrête.
A l’attelage ou pour faire travailler les chevaux aux travaux agricoles et forestiers, on utilise beaucoup le langage vocal pour le faire
tourner, avancer, reculer,...
Très attentif à son environnement, le cheval interprète les plus petits signes que nous ne percevons pas toujours. Regardez les vivre en
groupe : d’un seul mouvement d’oreille, un cheval peut en faire fuir un autre.
Cette capacité du cheval à comprendre des mots et à lire sur vous ce que vous attendez de lui laisse souvent penser qu’il est intelligent. Bien
sûr, il l’est, mais avec son intelligence animale, pas avec notre intelligence humaine.
L’histoire du cheval Hans le malin illustre parfaitement la grande capacité des chevaux à apprendre et la méprise des hommes
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Hans le malin est un cheval allemand du début du XXe siècle qui devint célèbre dans toute l’Europe et aux Etats-Unis.
Ce cheval était présenté en spectacle par son propriétaire et dresseur, Hans von Osten. Hans paraissait savoir compter, calculer, reconnaître
les couleurs, répondre par oui ou par non à des questions par un mouvement de tête ou des coups de sabots, en présence ou non de son dresseur. Les spectacles durèrent plusieurs années et la
réputation du cheval savant dépassa largement les frontières de l’Allemagne.
Des savants –des hommes, cette fois-ci- se penchèrent sur ce cas et ce n’est qu’au bout de nombreux tests qu’ils découvrirent ce qu’il en
était : Hans était particulièrement attentif à la réaction des personnes autour de lui : des changements subtils d’attitude ou d’expression des visages lui indiquaient sans le vouloir
la bonne réponse.
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Une chose est sûre : pour une meilleure complicité avec notre cheval, usons et abusons de leur don d’observation. Apprenons nous aussi à
communiquer davantage avec eux avec notre voix et notre corps, et pas seulement quand nous les montons. Par ailleurs, le langage corporel des chevaux est souvent très mal connu des
cavaliers : faisons l’effort d’être attentifs à ce qu’ils essayent de nous communiquer. Tout cela est très facile : il ne faut que du temps et de la patience pour apprendre au cheval et
à son soigneur/cavalier à se comprendre.